• A propos de la Communication Non Violente

    La CNV : Pourquoi ?

    SmileNous passons notre vie à communiquer. Que ce soit avec nous-mêmes ou avec les autres, pas une minute ne se passe sans cette interaction interne ou externe. L’apprentissage de notre mode de communication reste « sauvage » et empirique et il existe autant de manières de s’exprimer que d’individus, chacun ayant sa propre sensibilité, ses propres codes.

    L’expérience nous montre que le mélange de toutes ces « langues étrangères » engendre bien souvent des quiproquos, des incompréhensions, des frustrations, des conflits,  et toute une série de troubles psycho-sociaux au sein des organisations humaines. L’absence d’un langage commun est particulièrement énergivore dans les lieux de travail. Même s’il existe une culture d’entreprise avec un vocabulaire qui lui est propre, il demeure généralement un brouillard dans la communication « émotionnelle » qui sous-tend toute forme d’expression.  A tel point qu’à certains moments, nous pouvons en arriver à ne plus comprendre ce qui se passe en soi, ou chez l’autre, et nous nous retrouvons dans des situations qui dérapent et nous échappent.  Combien d’entre nous ne se sont pas déjà retrouvés à se dire « je me sens mal à l’aise, mais je sais pas bien pourquoi » , ou bien « je ne sais plus comment me faire comprendre par cette personne, ça fait dix fois que je lui répète la même chose et ça ne change rien », ou « je ne comprend absolument pas ce que tu cherches à me dire, ni où tu veux en venir ».

    Heureusement, il existe de petits outils pratiques, simples comme la Communication Non Violente, qui peuvent nous aider à clarifier ce qui se passe à un niveau plus profond de la communication et nous permettent d’adapter notre mode communicatif afin d’atteindre la cible recherchée.

    Sourire

    La « Communication Non-Violente » (CNV) est un art de vivre soutenu par une technique de communication reposant sur la recherche et l’expression sincère des émotions et des besoins de chaque interlocuteur. Son but est de susciter une compréhension bienveillante de la part des diverses personnes en présence. Elle permet ainsi d’amener les interlocuteurs dans un espace de sécurité suffisante où la relation peut être restaurée. Des solutions insoupçonnées jusque là et inspirées par un élan de coopération sincère peuvent surgir pour satisfaire les besoins respectifs de chacun.

    Cette présentation donnera à chacun l’occasion de découvrir une technique simple de communication qui lui permettra de gérer plus harmonieusement ses relations avec autrui ou avec lui-même, qu’il s’agisse de relations professionnelles ou privées.  Elle lui permettra également d’approcher un outil indispensable dans la médiation entre parties en conflit.

    Développement des 4 étapes de cette communication :
    1. Observation

    2. Sentiments

    3. Besoins

    4. Demande

    Origine de la CNV

    Marshall ROSENBERG (1934-  ) , docteur en psychologie clinique, a mis au point ce processus au début des années 60. Son travail s’est depuis lors étendu à de nombreux pays ou régions, dont certaines sont touchées par de graves conflits (ex-Yougoslavie, Israël, Palestine, Afrique, Amérique latine,….)

    Ce que la CNV peut apporter :

    -       développe la clarté par rapport à ce que nous vivons, ce que nous voulons, ce que nous disons,

    -       diminue le stress de notre quotidien,

    -       nous ressource par rapport à des situations difficiles,

    -       crée d’avantage d’harmonie et de sécurité dans nos relations,

    -       désamorce et transforme l’agressivité et la colère,

    -       gestion des conflits en recherchant la satisfaction simultanée de toutes les parties en cause,

    -       meilleures écoute et compréhension de l’autre, et de soi-même,

    -       permet de prendre position avec précision et authenticité,

    -       permet d’apprendre à dire « non » et à entendre « non »,

    -       permet de sortir du silence.

     

    Cela ne s’apprend pas en un jour… Mais les principes de base sont si simples qu’on les saisit en très peu de temps. Il n’y a plus, ensuite, qu’à s’exercer pour faire ce qui est préconisé, c’est-à-dire placer son attention d’une façon qui ne soit dommageable ni pour soi ni pour l’autre et qui va alors permettre d’ouvrir le dialogue, afin de trouver des solutions créatrices pour satisfaire les besoins de chacun. “

    Bibliographie

    « Les mots sont des fenêtres ou ils sont des murs »

    Marshall ROSENBERG Editions JOUVENCE

    « Cessez d’être gentil, soyez vrai »

    Thomas d’ANSEMBOURG Editions de l’Homme